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vendredi 14 juillet 2017

question sur le rapport à l'islam du salafisme et du rigorisme


Salam et Bi ismi llah arahman arahim, salat salam et taslim sur le prophéte, sa famille et tous les envoyés d'Allah. Amin. et bien sur Allah est toujours le
Salam et Bi ismi llah arahman arahim, salat salam et taslim sur le prophéte, sa famille et tous les envoyés d'Allah. Amin. et bien sur Allah est toujours le plus savant et le seul qui sache.


Pour répondre à votre question sur le rapport à l'islam du salafisme et du rigorisme, je me permets de rappeler tout d'abord un hadith du prophéte et un dua.


Le premier c'est le hadith trés connu "soutiens ton frère qu'il soit oppresseur ou opprimé. les compagnons dirent au prophéte, opprimé on le comprend, mais oppresseur pourquoi? la réponse du prophéte: oppresseur pour et jusqu'à ce qu'il arrêtte d'opprimer". En matière de justice et d'équité à l'égard de la Oumma du prophéte il ne faut jamais perdre de vue ce hadith et ses implications.


Le du3aa dont il faut se rappeler par ailleurs c'est celui ci: Allahumma Ihdinaa lima ikhtalafnaa fiihi mina al haqqi bi idnik. Allahumma seigneur guide nous vers ce en quoi nous avons divergé dans la vêrité par ton autorisation expresse. Quelles sont les implications de ce du3aa? il implique que Allah de par sa volonté indiscutable ni discutée peut autoriser la divergence en matière de vêrité entre des personnes différentes. Or Allah EST la Vêrité (Al HAQ) et la vêrité est donc UNE et UN. Ce qui veut dire que les chemins d'accés à la vêrité (à Allah) peuvent être variés, divergents voire contradictoires sans que cela n'altère en rien ni ne diminue la foi des uns et des autres. C'est Allah qui fait la synthése transcende et guide ses fidèles au delà de leurs approches contradictoires et de leurs différences et oppositions. Cela peut aller trés loin puisque Allah dit dans le Coran, si deux groupes de croyants muuminine s'entretuent réconciliez les (al hujurat 9). Allah dit littéralement Muumine, c'est le second degré d'une échelle qui n'en comporte que trois (Muslim-Mumin-Muhsin). Ce ne sont donc pas là des ignorants dont Allah parle mais des gens dont Allah a reconnu les mérites et dont il a mis à l'épreuve la foi: ils peuvent en venir à s'entretuer et ils n'en continuent pas moins d'être qualifiés de croyants mumin !


Ce duaa du prophéte est donc magnifique par ses implications et ce qu'il permet de comprendre et aussi parce qu'il rappelle et explique que non seulement les contradictions peuvent être voulues par Allah mais aussi qu'elles se résolvent en lui: même lorsqu'en apparence elles sont rédhibitoires. comme le montre le verset du Coran qui évoque la guerre entre croyants musulmans.


Enfin ce Du3aa permet de comprendre un épisode trés particulier du Coran: celui qui raconte la rencontre entre le prophéte Moïse et Al Khidr (dont ne sait s'il est un prophéte un sage ou un ange, le Coran ne dit que "un serviteur parmi nos serviteurs" ). al kahf, verset [65] Ils rencontrèrent un de Nos serviteurs qui avait été touché par Notre grâce et à qui Nous avions enseigné une science émanant de Notre part."




Relisons la sourate al kahf que justement le prophéte nous a dit de lire tous les vendredi. Jour Témoin (Mashud) s'il en est. Allons à l'épisode de la rencontre entre Moïse et Al Khidr. Que voyons nous ? La Révélation de Moïse, sa charia son message au travers des 10 commandements, interdit strictement le meurtre non justifié: Tu ne tueras point. Celui qui tue un homme c'est comme s'il avait tué l'humanité entière. rappelle le Coran dans la sourate al Baqara. (Rappelons que Moïse a déjà tué un homme dans sa vie et s'en est repenti avant de rencontrer le prophéte Jethro-shu3ayb, il sait donc de quoi il parle). Pourtant qu'arrive-t-il: Al Khidr, qui est aussi et comme lui un serviteur d'Allah, tue devant lui et gratuitement en apparence un jeune homme sans aucune (c'est le prophéte MoÏSE LUI MËME QUI EN FAIT LE CONSTAT°) sans aucune justification. ("et quand ils eurent rencontré un enfant, l'homme le tua. Alors Moïse lui dit : “As-tu tué un être innocent, qui n'a tué personne ? Tu as commis certes, une chose affreuse ! ” (18:74)) Un commandement d'Allah est violé donc du point de vue de Möise, par quelqu'un qui se pose lui aussi dans le vrai, et dont Moïse reconnait la préséance (puisqu'il le suit pour étudier et apprendre en sa compagnie) Al Khidr.


Dans la suite de l'Histoire Al Khizr se justifiera en expliquant qu'il n'a jamais agi de son propre chef et qu'il a toujours été agis par la volonté de son Seigneur Allah.


Que devons nous comprendre ? Celui qui a fait les charia et les commandements (Allah en l'occurence) est celui là même qui semble les violer en apparence alors même que de toutes les manières ce n'est jamais que sa Volonté à LUI qui s'applique dans TOUS LES CAS.


Il y a aussi un autre niveau d'interprétation qui est celui que professent les soufis (contre lesquels je n'ai absolument rien contre, j'en ai beaucoup dans ma famille et je pratique le même dikr). Moïse est au niveau des commandements explicites. Al Khidr est au niveau des commandements cachés. Le degré de savoir de Moise (salla allahu 3alayhi wa sallama tasliima) est au niveau de la charia littérale, celui de Al Khidr est au niveau de la prise directe sur la science et la volonté divine. Ce sont, pour revenir au dua du prophéte, deux approches en apparences contradictioires de la vêrité. Elles se résolvent en Allah de qui émane toute volonté.


les soufis le disent et le répetent: la charia est l'aspect exoterique de la vêrité, la haqiqa de Khidr est son aspect esoterique, intérieur. La science de Moïse est celle des 10 commandements et des obligations de sa charia, la science de Al Khizr est celle secrets et de l'inconnu de la volonté divine (Que la lumière soit: elle fut; Kun fayakun): les deux sciences sont comme les ailes d'un oisillon, il peut voler avec l'une l'autre ou les deux (c'est le niveau de l'Ihsan, le niveau de Moïse est celui de l'Iman).


Pour en revenir à votre question, je sais que les salafis et les wahabis sont ultra-rigoristes et rigides sur l'application des commandements de la charia et qu'ils dénoncent de plus le soufisme comme une mécréance et une mauvaise innovation. Cela importe peu. le prophéte nous a bien fait comprendre dans son dua et le Coran dans ses versets qu'il peut y avoir divergence et contradiction sur l'approche de la vêrité sans que cela n'enlève en rien aux opposants leur qualité de croyants sincères. C'est par Décret et autorisation et volonté d'Allah que les divergences et les oppositions existent et c'est en lui seul et par lui seul qu'elles sont résolues. Mais le prophéte (salla allah alayhi wa sallama tasliima) a aussi mis une condition dans notre foi de musulman: il nous a invité à la solidarité que nous soyons opprimés ou oppresseurs: cela pour que aucune dissenssion ne pousse la Oumma à l'ineluctable de la séparation et de la dénégation reciproque. et de nous rappeler que même si cela arrive c'est le fait du Tout puissant dont on ne peut négocier les décrets. Ce qui est exactement la fitna que l'on observe aujourd'hui dans l'islam de France les uns et les autres se traitant de kafer de mauvais ou de faux musulmans voire d'hypocrites quand on parle du salafisme mercantile par exemple.


D'un point de vue musulman, il importe peu que les uns et les autres se traitent de mécréant. Ce qui compte pour les musulmans qui suivent la voie prophétique (celle là même que tous les uns et les autres prétendent suivre mieux que les autres) ce qui compte, c'est de toujours maintenir une position de conciliation entre les positions extrêmes y compris contradictoires en apparence de la communauté. C'est un principe qui est le ciment de la nation telle qu'elle a été conçue et prêchée par le prophéte. il permet de ne pas hypothéquer l'avenir les soubresauts et les variations du destin tel qu'il a été voulu par Allah. le musulman que nous traitons aujourd'hui de kafer peut trés bien être demain celui qui entrera au paradis
sans nous.


Nous avons au minimum pour étudier la complexité du Décret divin dans la sourate al kahf au moins deux écoles: celle du 3ilm shar3i de Moïse (la science légigérée, la charia exotérique) et celle du 3ilm laaduni de Al Khidr (la science inspirée, esotérique). C'est une grande chance pour les musulmans et c'est un des bénéfices du fait de notre croyance en tous les prophétes.


Wahabbi et salafis se revendiquent de la littéralité du texte et de sa lettre contre toutes les interprétations postérieures à ce qu'ils appellent celles des pieux predecesseurs. On ne peut pas leur contester ce droit quand bien même il nous le rendent mal en nous traitant de mécréant ou pire d'hypocrites. Il ne faut pas attendre de manière générale des gens qu'ils reconnaissent votre vertu, mais la vertu est de toujours en présupposer chez les gens dés lors qu'ils ne sortent pas du cadre de la LOI basique et des cinq piliers de l'Islam. C'est une question de modestie a priori. et c'est une soumission a minima à la volonté du prophéte. On peut tout au plus demander comme lui à Allah de nous aider à transcender nos divergences dans la vêrité et si possible sans que cela n'occasionne de scission et de guerres dans la communauté, et même en cas de guerre civile intra-communautaire il faut continuer à prier pour que Allah guide et sauve le plus de monde possible. En ce sens c'est aux soufis de tendre la joue droite quand les salafis les frappent à la joue gauche: et cela c'est une autre grande école puisque c'est celle du prophéte Jesus (3layhi asslam wa assalat wa ataslim)


Il ne faut pas oublier que le prophéte a transcendé toutes la communauté arabe de son temps avec leurs dissenssions, leurs trahisons et leurs guerres incessantes avant de réussir à l'unifier et à la former. A partir du moment où quelqu'un faisait sa shahada et sa prière il le laissait en paix et le considérait comme membre de plein droit de la société musulmanne, fut-il hypocrite. le Calife Abu Bakr assidik a jouté la zakat à ce credo. à partir du moment où quelqu'un fait ses ablutions sa prière et paye sa zakat, il est extrêment risqué au regard de Allah de ne pas lui accorder la fraternité et le secours musulman; et s'il nous les refuse, ce n'est pas important, c'est sa responsabilité qui est engagée pas la notre. Il faut toujours faire l'effort de transcender les oppositions, comme dit Allah dans le Coran, sourate Fussilat, et c'est une des grandes sagesses (HIKMA) du prophéte:


"34. La bonne action et la mauvaise ne sont pas pareilles. Repousse (le mal) par ce qui est meilleur; et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux.
35. Mais (ce privilège) n'est donné qu'à ceux qui endurent et il n'est donné qu'au possesseur d'une grâce infinie.
36. Et si jamais le Diable t'incite (à agir autrement), alors cherche refuge auprès Allah; c'est Lui, vraiment l'Audient, l'Omniscient."


Vous voyez bien que je n'ai rien contre le soufisme ;-) ce qui compte c'est que Abraham nous a depuis toujours nommé "les musulmans": Al Muslimuune.


au plaisir de vous lire et à bientôt

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